Nadia Calviño, présidente de la BEI, conclut sa visite au Maroc en saluant le rôle de passerelle de ce pays entre l’Afrique et l’Europe

  • La présidente de la Banque européenne d’investissement a rencontré le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, ainsi que la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah
  • Les accords signés entre la BEI et le Maroc combinent des prêts et des subventions destinés aux transports ferroviaires et aux autoroutes
  1. Un partenaire stratégique pour l’Europe
  2. Un plan spécifique pour les transports
  3. 12 000 millions en 50 ans

La première visite officielle de la présidente de la Banque européenne d’investissement (BEI), Nadia Calviño, au Maroc a permis de mettre en avant le rôle que joue ce pays d’Afrique du Nord en tant que pivot entre le continent africain et l’Europe.

Un partenaire stratégique pour l’Europe

Lors de la dernière étape de sa visite au Maroc, qui a coïncidé avec le 21e anniversaire de la présence permanente de la banque dans le pays, Mme Calviño a rencontré le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.

À l’issue de cette rencontre, la présidente de la BEI a affirmé que l’institution continuerait à soutenir ce pays d’Afrique du Nord dans sa trajectoire de croissance, de prospérité et de développement social, et a qualifié le Maroc de « partenaire stratégique pour l’Europe ».

Selon Mme Calviño, le pays constitue aujourd’hui « un pilier de stabilité, de sécurité et de prospérité partagée pour l’Afrique et le voisinage européen » pour l’ensemble de la région. La présidente et ancienne ministre espagnole a également rappelé que cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement du partenariat stratégique entre la BEI et le Maroc.

Un plan spécifique pour les transports

La présidente de la BEI a également rencontré la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, afin de faire le point sur cette coopération et d’analyser les détails du plan d’investissement de l’institution européenne.

Au cours de sa visite à Rabat, Mme Calviño a signé une série d’accords avec le gouvernement marocain, combinant prêts et subventions européennes spécialement consacrés aux transports et à la résilience structurelle.

Concrètement, le plan dédié aux transports comprend un financement d’un montant de 365 millions d’euros, destiné à renforcer la résilience des réseaux ferroviaires et autoroutiers du Maroc.

Sur ce montant, 15 millions correspondent à une subvention européenne spécifiquement destinée aux mesures d’adaptation au changement climatique sur le réseau ferroviaire, qui sera gérée par l’Office national des chemins de fer du Maroc, et 50 millions sous forme de prêt de la BEI.

Les 300 millions restants de ce plan spécifique consacré aux transports et aux infrastructures sont destinés à améliorer la résilience et la sécurité des autoroutes, et seront gérés par la Société nationale des autoroutes du Maroc.

Il s’agit d’une initiative qui s’inscrit dans la stratégie de la BEI visant à accompagner les pays partenaires vers des transports plus sûrs et plus durables.

12 000 millions en 50 ans

Depuis le début de sa coopération avec le Maroc, il y a près de 50 ans, la BEI a déjà mobilisé plus de 12 000 millions d’euros pour soutenir des secteurs très divers, allant des PME et des énergies renouvelables à la santé, l’eau et l’éducation.

C’est précisément dans le domaine de l’éducation que Nadia Calviño a effectué une visite symbolique dans une école publique de Rabat pour assister à une représentation musicale d’un groupe de jeunes, qui s’inscrit dans le cadre du projet « Morocco 88 ».

Cette initiative est un projet destiné aux jeunes, consistant en des clubs musicaux extrascolaires dans les lycées marocains, qui favorise l’éducation, la cohésion sociale et le développement des jeunes. Elle est soutenue par le ministère de l’Éducation nationale du Maroc, avec l’appui de la Banque européenne d’investissement elle-même.

La présidente a profité de cette visite pour accorder une interview à l’agence de presse publique MAP, au cours de laquelle elle a salué les réformes économiques mises en œuvre sous le règne de Mohammed VI, qui ont renforcé la solidité du cadre macroéconomique et financier marocain, ce qui renforce la confiance des investisseurs internationaux et permet de mobiliser des investissements à grande échelle.